🖥️ Slide 1 : Le jour où j’ai nettoyé les toilettes
- Arthur Delor
- il y a 9 heures
- 2 min de lecture
🙂 Hello les scrolleurs,
Mon premier job, c’était un job d’été.
Et j’étais le neveu du patron.
📅 Première semaine.
Mon oncle me regarde et me dit, très simplement :
« Tu peux aller nettoyer les toilettes du restaurant. »
Sur le moment, j’ai tiqué.
Pas à voix haute. Dans ma tête.
Parce que bon…
Je suis le neveu du patron.
Et nettoyer les toilettes, ce n’est pas exactement ce que j’imaginais comme entrée dans la vie professionnelle.
Je ne lui ai rien dit.
Je l’ai fait.
Sans enthousiasme particulier.
👀 Il a vu ma contrariété.
Alors, sans élever la voix, sans me reprendre, il m’a expliqué pourquoi cette tâche comptait.
Il m’a parlé des premières impressions d’un client.
Du respect que cela traduisait pour les gens qui entraient ici.
De ce que ça disait d’un lieu, d’une équipe, et de la façon dont on considère son travail — quel qu’il soit.
À ce moment-là, la tâche n’a pas changé.
Mais son sens, oui.
🚻 Ces toilettes n’étaient plus une corvée.
Elles faisaient partie de l’expérience.
Et m’en confier la responsabilité n’avait rien de dégradant.
C’était une responsabilité.
🪞 Avec le recul, je me rends compte d’une chose :
ce n’est pas la tâche qui m’avait dérouté.
C’était l’idée que je m’étais faite de ce que je pensais mériter — ou non — de faire.
Mon oncle ne m’a pas traité à part.
Mais il n’a pas non plus laissé le malaise s’installer.
Il a pris le temps de donner du sens, là où il aurait été plus simple de ne rien dire.
Et depuis, je garde ça en tête.
💬 L’ego dit : « ça, ce n’est pas pour moi ».
🎯 L’humilité demande : « à quoi ça sert ? »

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